L’Equipe de France des Ecrivains est allé revoir sa Normandie

Pour son premier match de la nouvelle saison, l’Equipe de France des Ecrivains a battu l’Equipe des Vétérans de Saint-Aubin le 30 août (2-0), après avoir participé aux « Bouquinistes au bord de l’eau » à Broglie (Eure).  C’était la deuxième édition de cette rencontre de la fin août mêlant footballeurs et bouquinistes près de Bernay, dans les recoins des rivières de Normandie où l’on aimerait que le dimanche après-midi dure quelques heures de plus.
Parmi les classiques des compte-rendus d’après-match, on retrouve souvent cette idée contre-intuitive et pourtant si exacte de « défaite encourageante. Celle de l’année dernière en était une, sans aucun doute – un match équilibré, rythmé, avec des occasions et des temps forts de part et d’autre. La victoire de cette année, sur le même score inversé (2-0) a pleinement joué son rôle de revanche.
La fin de matinée fut l’occasion des retrouvailles, entre vieux briscards de l’EFE et nouvelles têtes, d’abord à la gare de Bernay puis sur les berges de la Charentonne, à l’occasion de la 26ème édition des « Bouquinistes au bord de l’eau », organisée par la librairie associative Le Rouge et le Noir. Accueillis par Sébastien Thibault, le régional de l’étape, nous partageâmes un sandwich et un café avant de filer vers le stade de Broglie, où nous avons retrouvé nos hôtes et adversaires de l’après-midi, les Vétérans du FC Saint-Aubin. Ceux qui étaient présents lors des deux éditions de cette escapade normande pourront le confirmer : c’est avec un réel plaisir que nous avons retrouvé ce stade, sa belle tribune en bois et l’ambiance conviviale et chaleureuse de ses vestiaires.
L’EFE dans la presse locale
Autour de Baptiste Fillon, capitaine du jour, nous prîmes connaissance de la disposition tactique proposée par Valentin Deudon, classique dans la continuité par rapport au match disputé contre l’Equipe de la FFF le 4 mai dernier à Clairefontaine : un 4-4-2 permettant une solide ligne de quatre en phase défensive, avec Samuel Cajal dans les cages, Sébastien et Baptiste en charnière, Julien Legalle et Jonathan Clément en latéraux, Valentin et Fred Gai au milieu, Guillaume Tagnati et moi-même sur les ailes, Olivier Corbobesse en pointe et Eliott de Gastines en électron libre. « Solide et rassurant », pour reprendre les termes de Valentin. Sur le banc, nous pouvions compter sur l’appui de plusieurs renforts du jour : Nikola Lange (recruté par Jonathan), Kelly (invitée par Sébastien, elle-même joueuse de l’équipe féminine locale), Ayrton Abinal (recruté par Baptiste). Yvan Gastaut, prévu initialement au milieu, fut finalement forfait pour cause d’annulation de son vol à Nice.
Dès le coup d’envoi donné, sur une pelouse inégale encore marquée par la sécheresse estivale, il nous parut vite qu’il y avait la place pour une victoire : notre bloc se montra solide face aux premières incursions adverses et nous nous procurâmes plusieurs situations chaudes suite à des récupérations hautes et des débordements dans le dos de la défense. Ce fut souvent le dernier geste qui manqua pour ouvrir le score plus vite. Quelques frayeurs aussi, notamment sur des seconds ballons, et notre barre transversale dut s’employer à deux reprises pour suppléer Samuel. Un beau coup-franc de Baptiste tutoya en réponse le poteau adverse. L’ouverture du score arriva finalement juste avant la mi-temps sur une frappe lointaine et flottante d’Eliott, qui loba le gardien et vint mourir dans les filets (1-0).
Un vestiaire heureux après ce beau déplacement en Normandie
Le banc de touche joua pleinement son rôle, avec des entrées tranchantes de Nico, Kelly et Ayrton qui permirent de redonner du souffle à notre ligne d’attaque. La seconde mi-temps fut plus décousue, avec de la fatigue dans les guiboles et des replacements défensifs moins disciplinés, mais sans pour autant perdre en solidarité, avec le sentiment d’avoir le match bien en main. Un sauvetage de Baptiste suite à un cafouillage fut le moment le plus dangereux à noter dans notre surface. C’est finalement Ayrton, avec ses « cannes » et ses dribbles, qui vint conclure le score (2-0), suite à une énième contre-attaque. Nous sortîmes rincés mais heureux de cette victoire, mais surtout heureux de ce simple plaisir du jeu. Avec une folle envie de remettre ça le plus vite possible…
François Michel

D'autres articles peuvent vous intéresser